Agent de déchetterie, conseiller et contrôleur, en relation directe avec l’usager

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La loi de transition énergétique du 17 août 2015 définit des objectifs ambitieux en matière de prévention et de gestion des déchets.

Quels impacts sur le quotidien de ces agents ?

La loi de transition énergétique du 17 août 2015 définit des objectifs ambitieux en matière de prévention et de gestion des déchets : diminuer de 10 % les déchets ménagers (2020) ; réduire de 50 % les quantités de déchets mis en décharge (2025) ; porter à 65 % la part des déchets valorisés sous forme de matière, notamment organique ; recycler 70 % des déchets du BTP (2020).

Un agent de déchetterie

Les collectivités territoriales sont naturellement parties prenantes de cette dynamique. Par le biais de leurs politiques d’incitations aux changements de comportement, de l’organisation et de la tarification de leurs services de collecte ; comme, en bout de chaîne, par leurs règlements d’accès aux déchetteries.

Dans ces installations, les agents ont autant pour responsabilité d’orienter et conseiller les usagers que de surveiller les autorisations d’accès et la qualité du tri. Un bon contrôle qui est primordial pour prévenir une dégradation de la qualité des entrants, gage de la valorisation des déchets au niveau attendu et de la maîtrise des coûts de traitement.

Ils assurent donc la réception des déchets et corrigent les éventuelles erreurs de dépôt, coordonnent la gestion et le suivi des rotations des bennes et identifient les objets pouvant être destinés au réemploi. En contact direct avec les usagers et les prestataires de service à la collectivité, ils les renseignent et assurent une remontée régulière d’informations sur le tri. En conséquence, ils doivent maîtriser la typologie et la classification des déchets, les règles de tri, les filières de valorisation et de réemploi, ainsi que les consignes de prise en charge des déchets dangereux. Ils sont aussi souvent chargés de l’entretien et des réparations courantes des installations, parfois de la protection du site.

Le travail en déchetterie, majoritairement en extérieur, induit une pénibilité liée à la station debout, au port de charges, aux nuisances (bruit, odeurs). S’ajoute un risque de contact avec des matières dangereuses. Le port d’équipements de protection individuelle est donc obligatoire.

Le cadre d’emplois est celui des adjoints techniques territoriaux, catégorie C.

Le focus de l’expert RH

Face à des usagers qui estiment parfois être en droit de récupérer objets ou matériaux de valeur délaissés, à charge pour l’agent de déchetterie de rappeler que ce comportement s’apparente à du vol : rappelons que certains dépôts sont payants, notamment pour les professionnels, et que les collectivités sont liées contractuellement aux entreprises de recyclage qu’elles fournissent.

Ce rôle de « gardien » de l’agent de déchetterie est donc à prendre en compte dès lors que ses missions impliquent potentiellement la régulation de situations de tensions ou de conflits.

Si le sens de l’accueil et la qualité du contact avec les usagers sont essentiels au métier, la fonction requiert d’abord cette autorité qui, bienveillante, peut aller jusqu’à une réelle fermeté.

Un intérimaire témoigne !

« Je travaille régulièrement comme agent de déchetterie pour une intercommunalité depuis 2012. Ma prise de poste se fait sur l’un des neuf sites du territoire.
Je prends en charge son ouverture, son entretien puis sa fermeture. J’apprécie le contact avec les gens mais parfois il faut insister sur les consignes pour garder un bon tri. »

Jean-Jacques C., intérimaire Randstad, agent de déchetterie, Pyrénées-Atlantiques

 

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