Agent d’entretien des espaces verts, le garant discret de la qualité des espaces publics

De nombreuses évolutions réglementaires impactent aujourd’hui le secteur des espaces verts. Comment les agents s’adaptent-ils à ces nouvelles obligations ?

Un agent d’entretien des espaces verts

De nombreuses évolutions réglementaires impactent aujourd’hui le secteur des espaces verts. Les agents doivent être en mesure de s’adapter aux nouvelles obligations, contraintes et techniques visant à : rationaliser des espaces, préserver les paysages, sécuriser les usagers et désormais protéger l’environnement. Ainsi, depuis le 1er janvier 2017, l’usage des produits phytosanitaires est interdit pour l’ensemble des espaces gérés par le secteur public.

La mise en valeur des espaces verts relève d’une grande diversité de métiers. Tous comportent une importante part « terrain » puisqu’il s’agit de gérer, d’embellir et de sécuriser des espaces publics ouverts à la population. Leur diversité dépend à la fois de la sensibilité de la collectivité en matière ornementale ou environnementale, de ses caractéristiques physiques et de son patrimoine (forêts, zones de montagne, littorales ou humides, espaces naturels semi-urbains, jardin botanique…).

L’agent d’entretien des espaces verts réalise des opérations techniques sur les parcs, jardins et squares, comme sur les terrains de sport, les aires de jeux, les bordures de voirie, les ronds-points, les canisettes… Ses activités principales consistent à entretenir et préserver la qualité des sites, préparer les sols, planter les végétaux, tailler les arbres et les arbustes… Il est ainsi amené à tenir des tableaux d’entretien des aménagements, équipements et matériels, gérer les déchets produits par son activité, préparer un site à l’ouverture au public…

Le cadre d’emploi des agents d’entretien des espaces verts est celui des agents techniques, catégorie C. La détention d’un certificat d’aptitude professionnel agricole (CAPA) ou d’un brevet d’études professionnelles agricoles (BEPA) est recommandée.

Enfin, ces agents sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, à des risques spécifiques au secteur des espaces verts : utilisation d’engins et de machines-outils, travail en hauteur, interventions sous circulation sur chaussée… Des règles d’hygiène et de sécurité sont donc prévues par le Code du travail.

Le focus de l’expert RH
Le degré de spécialisation des parcours en espaces verts est souvent proportionnel à la taille des collectivités : de la fonction de « cantonnier » très polyvalent en petite commune, au chargé de production horticole dans les serres d’une grande collectivité.

Mais la question de la polyvalence ou de la spécialisation peut aussi renvoyer à des choix de gestion des ressources humaines pour des métiers qui appellent davantage une bonne aptitude physique que la stricte détention de formations. A ce titre, de grandes collectivités privilégient aujourd’hui la polyvalence et « l’interchangeabilité » des agents pour répondre aux problématiques d’absentéisme, accentuées dans ces métiers physiques.

Par ailleurs, le changement de paradigme dans la gestion des espaces verts conduit à revenir à des fondamentaux ancestraux. On assiste ainsi à un retour aux techniques de paillage, voire à une gestion pastorale des espaces. Une évolution en contradiction avec des pratiques récentes qui appelle un effort de pédagogie et de formation auprès d’agents dont la moyenne d’âge tend à s’élever.

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