Animateur de loisirs, un métier alliant créativité et responsabilité

La réforme des rythmes scolaires de 2014 a entraîné au sein des collectivités une demande accrue en animateurs de loisirs, à laquelle elles doivent répondre à la fois en quantité et en qualité.

Car les activités proposées aux élèves doivent comporter une dimension pédagogique. Les Temps d’Accueil Périscolaires (TAP) sont un prolongement de la scolarité et se doivent d’apporter plus qu’une garderie.

Cette exigence vaut aussi pour les accueils de loisirs, les centres socioculturels, les séjours de vacances, les animations organisées dans les quartiers. Pour toutes ces interventions, les animateurs de loisirs doivent faire preuve d’une réelle capacité à concevoir et mettre en œuvre des activités récréatives, sportives, culturelles, artistiques ou ludiques, adaptées au public auquel ils s’adressent – enfants, jeunes, adolescents – et en adéquation avec le projet éducatif du service (enfance, jeunesse, éducation…) ou de la structure.

Ils peuvent aussi être amenés à travailler avec des personnes âgées dans le cadre de rencontres ou d’ateliers intergénérationnels. Attentif et pédagogue, l’animateur de loisirs identifie les attentes et les besoins de son public et l’accompagne dans la réalisation des activités qui lui sont proposées en respectant son rythme et ses capacités. Créatif, il imagine des activités adaptées et les renouvelle régulièrement pour ne pas lasser. Enthousiaste et diplomate, il sait motiver son groupe et gérer les conflits. Responsable, il veille à l’application des règles de sécurité et au respect de son budget. Il lui est aussi demandé de signaler les jeunes en difficulté.

Son rôle vise ainsi non pas à occuper les enfants mais à développer leur expressivité, leur sociabilité, leur motricité et leur créativité !

Ce métier ne connaît pas ou peu de formation initiale. Il s’acquiert essentiellement en poste. La plupart des animateurs sont titulaires du BAFA, voire du BAFD pour les directeurs de centre de loisirs. Sont en outre demandées des connaissances pédagogiques pour s’adapter au public auprès duquel ils doivent intervenir, ainsi qu’un profond sens de l’écoute et une solide forme physique !

Le focus de l’expert RH

Actuellement, la majorité des animateurs de loisirs sont titulaires du BAFA, diplôme non professionnel, certes incontournable, mais insuffisant pour maîtriser les ambitions pédagogiques des Temps d’Accueil Périscolaires. Les collectivités, qui emploient la plupart des animateurs, pourraient-elles jouer un rôle actif dans la formation de ces personnels ? Rien n’est moins sûr.

Car ces métiers se caractérisent d’abord par leur précarité. 40% des animateurs sont contractuels ou vacataires. Les contrats aidés sont aussi surreprésentés. Les horaires fractionnés, la saisonnalité de certains besoins, contribuent à expliquer cette situation. Mais cet état de fait laisse nombre de professionnels qui souhaiteraient exercer à plein temps sans emploi durable.

Si les TAP doivent perdurer, les collectivités gagneraient à définir une nouvelle approche du recrutement comme de la gestion individuelle et collective de ces intervenants.

François Moreau, Responsable du Pôle Public Nord-Est de Randstad

Toutes les fonctions et intitulés dans ce document se déclinent au féminin comme au masculin.

Création graphique – Rédaction : Fotolia / Shutterstock /Muriel Van Frachem / Chalenges Publics / Derédac

 

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